Les devoirs du professionnel de la santé dans une urgence médicale

Au quotidien, vous pouvez être confronté à des situations qui peuvent entraîner une urgence médicale. En effet, une maladie ou un accident peut causer des situations où l’intervention en urgence d’un professionnel de la santé est indispensable. En prenant en charge une urgence médicale, le professionnel de la santé se doit de compléter ses devoirs et de respecter les droits du patient. Découvrez dans notre guide quels sont les devoirs d’un professionnel de la santé dans une urgence médicale et les droits du patient.

Le devoir de porter secours dans une urgence médicale

Le principe de l’exercice de la profession dans le domaine de la médecine est basé sur la bienfaisance. Le professionnel de la santé qui dispose des connaissances nécessaires pour prendre soin d’un patient en situation de vulnérabilité. De ce fait, il est dans le devoir d’un professionnel de la santé de porter assistance à une personne en péril pour sauvegarder sa vie. Le Code de déontologie médical ainsi que le Code de la santé publique stipulent d’ailleurs que tout médecin qui se trouve en présence d’un malade ou d’un blessé en péril ou, informé qu’un malade ou un blessé est en péril, doit lui apporter assistance ou s’assurer qu’il reçoit les soins nécessaires ». Le fait de ne pas assister une personne en urgence médicale est considéré comme un délit. D’autant plus que cette obligation d’assister une personne en péril est appliquée à chaque citoyen. Ainsi, dans une urgence médicale, le premier devoir du professionnel de la santé est de porter secours à la personne en situation de vulnérabilité. Ceci afin de le soulager de sa douleur et surtout de lui sauver la vie.

A lire  Assemblée Générale de la société anonyme : tout savoir du fonctionnement

Le devoir d’information dans une urgence médicale

Dans une consultation ordinaire, le professionnel de la santé est soumis au devoir d’information. En effet, il devra informer son patient de son état de santé. Les informations fournies doivent d’ailleurs être claires et complètes afin de permettre au patient de prendre les bonnes décisions. Ce droit fait d’ailleurs miroir au droit du patient à être informé de son état de santé et son droit au consentement aux soins. Ce devoir d’information s’applique également dans une situation d’urgence médicale. En effet, même dans une urgence médicale, le professionnel de la santé ne pourra pas négliger son devoir et le droit d’information du patient. Dans le cas contraire, en cas de saisine du tribunal, la responsabilité du professionnel de la santé va être engagée pour manque d’information. L’accomplissement de ce devoir d’information permettra au patient de jouir de son droit au consentement aux soins. Il est important de souligner que durant une urgence médicale, le professionnel de santé peut prodiguer un soin ou un acte médical sur un patient sans son consentement si le patient est inconscient et que ni sa famille ni sa personne de confiance ne sont injoignables ou que le pronostic vital du patient est très critique. L’acte médical est ici pratiqué afin de lui sauver la vie.

Les droits du patient dans une urgence médicale

Les patients ont des droits que le professionnel de la santé doit respecter pendant leur prise en charge. De même, dans une urgence médicale, les infirmiers/ères, les médecins et tous les professionnels de la santé doivent respecter :

  • Le droit à l’information et au consentement aux soins du patient. Ils devront donc fournir une information claire et complète sur l’état de santé du patient et sur les soins et traitements proposés. Grâce à ces informations, le patient pourra décider d’accepter ou non les soins et traitements suggérés. Il est important de souligner que le droit de refus au soins a ses limites en fonction de l’état de santé mentale du patient.
  • Le droit à une prise en charge de qualité dans le respect de son intégrité. La prise en charge dans une urgence médicale ne doit pas menacer l’intégrité du patient et doit se faire avec des soins de qualité et cela sans discrimination.
A lire  Résidence et droit de visite d’un enfant en situation de danger